Paroles de l'Amen, du Témoin fidèle et du Prince de la Création
Par Rév. Georges Morisset, le 25 Mars 2007
Référence : Apocalypse 3 versets 14 à 20
"Écris à l'ange de l'Église de Laodicée: Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu:
Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant!
Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.
Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,
je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.
Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.
Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.
Parfois, le discours d'un individu peut sembler contradictoire puisque différent de celui qui avait été prononcé dans une autre circonstance. Toutefois, ces réponses peuvent différer de par la qualité de la question posée ou encore de par la qualité de fonction qu'endosse le répondant. Ainsi, une personne que nous considérons comme n'étant qu'un simple ami peut évoquer à nos esprit une impression spécifique par rapport à une question posée sur un sujet quelconque. Toutefois, lorsque ce même ami répond de par sa qualité de professionnel quant à ce même sujet, l'impression perçue peut être tout autre. Il en est de même avec notre Dieu.
Notre Dieu possède la capacité de revêtir le complet associé à une vaste variété de fonction professionnelle. Ainsi, lorsque nous nous approchons de Son trône avec un problème complexe, Il nous répond en Sa qualité d'avocat. Lorsque nous nous approchons en tant que malade, Il nous répond en Sa qualité de médecin. Il est de notre responsabilité de discerner la qualité de notre approche pour être en mesure d'apprécier la qualité parfaite de Sa réponse.
Présentation de l'Orateur
Dans l'extrait présentée dans ce texte, l'orateur se présente comme étant l'Amen. L'Amen est définie comme étant Celui qui dit, et puis c'est fini; L'Amen a toujours le dernier mot. Les paroles de L'Amen ne sont pas discutable.
Ensuite, Il se définit comme le témoin fidèle et véritable. Ce témoin connaît déjà toute chose : Il a déjà tout vu, Il a déjà tout entendu. Étant fidèle, son rapport présente les choses exactement comme elles sont. Étant le Véritable, son rapport est empreint de vérité et ne saurait faillir, contenir des erreurs dans son interprétation ou déterminer une fausse conclusion.
De plus, Il est le Prince de la Création. Ce titre souligne l'autorité absolu qu'Il possède sur la terre. Le pouvoir de l'avocat, de l'accusateur et même celui du juge sont entre ses mains. C'est en gardant ces qualificatifs en tête que nous réalisons la plénitude du message qui est avancé dans la suite du passage.
Constat de l'orateur
Il affirme que cette église est tièdes. Tout ce qui est tiède engendre le vomissement. Il est très décevant de se retrouvé devant un plat tiède lorsqu'on a faim d'un repas chaud. Il est tout aussi enrageant de se retrouver devant une eau tiède lorsqu'on a soif d'une eau glacée pour étancher notre soif. L'apparence est souvent trompeuse mais le témoin connaît le juste état de nos être. De plus, il est très rare qu'un individu retourne à ce qu'il a vomi, même quand il y aurait un changement subséquent. Il serait trop tard à l'issu du vomissement. Le Seigneur n'a pas d'utilité pour les 2 faces. Ceux agissent tantôt dans une direction et qui courent dans l'autre plus tard. Ce comportement sous-entend une hypocrisie qui ne peut être tolérée.
Il affirme que sa nudité est exposée. Cette nudité est ignorée puisque cette église est aveuglée. Parfois, le plus important est manqué dans notre habillement. L'apparence de richesse au milieu des grands centres comme Laodicée est à son comble. De même, l'apparence de richesse spirituelle est souvent présente dans les grandes églises. Ces milieux se plaisent à parader les cravates de grands prix, les chemises de marques alors que le port du pantalon est négligé. Les individus de ce milieu sont souvent capricieux et ressentent un faux sentiment de bien-être dans leur accoutrement comportemental, mais tout ceci n'est qu'un tissu mensonger.
L'autosuffisance est un autre obstacle présenté dans cet extrait. Lorsque nous déclarons ne pas avoir besoin de personne, dans les faits, nous ne faisons que commencer à avoir besoin d'autrui. Alors que nous croyons être bien riches, bien habillés et bien voyant, nous sommes en fait misérables, pauvres, mal vêtus et aveugles. Nous ne ressentons même pas la honte que devrait entraîner notre nudité par la faute de notre ignorance. La pudeur exige que nous nous couvrions.
Il est intéressant de voir que ce constat n'est pas la conclusion du discours de l'Amen. Il existe une porte pour le salut…
La clé qu'il nous reste encore pour être sauvé est pourtant simple : la repentance. Pour se repentir, il faut être sincère et vrai. Le conseiller nous suggère de nous approvisionner à Son magasin, d'acheter de Lui ce que Lui seul peut vendre. Chez lui nous obtenons la véritable richesse, de l'or éprouvé par son feu. Il faut acheter de Lui des vêtements que Lui seul a la capacité de blanchir pour faire face au constat du témoin. Tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas acheter Ses vêtements, notre nudité va paraître.
Depuis que nous sommes sous le châtiment, Dieu donne à ses fils l'occasion de se repentir. Lorsque nous n'avons pas encore une crainte du châtiment du Seigneur, nous ne pouvons pas mettre fin à notre nudité et notre aveuglement, rebrousser chemin vers la vie : la vue et le recouvrement de notre objet de honte.
La conclusion rejoint l'introduction de la personne qui a été présentée. Celui-ci a tous les outils nécessaires à la rémission de notre triste état : collyre, or éprouvé et vêtements blancs tous achetés au prix de nos bonnes œuvres.
La solution est simple : repentez-vous.
