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«De la croix au tombeau, du tombeau vers le trône»

Par Sr Edwige Jean


1- La croix (le symbolisme)

En regardant la croix nous ne pouvons passer à côté de deux figures soient : la verticale et l’horizontale qui sont entremêlées ou chevauchées entre elles.

L’horizontale, c’est cette ligne couchée qui vient du mot horizon – c’est bien nivelé. Il n’y a pas de haut et de bas sur la ligne horizontale. En regard à l’Église de Jésus-Christ, nous percevons cette notion d’égalité dans la relation entre frère et sœur. Une relation uniforme. Comment donc peut-on ou ne doit-on pas être concerné par la vie d’un frère ou d’une sœur.

La verticale, c’est aussi une ligne droite mais debout. C’est le symbole de la relation des hommes envers le Dieu. Nous avons tous ce besoin ultime de révérer et de créer une relation avec un être supérieur. 2 Cor 5 :19 nous dit : «Car Dieu était en Christ réconciliant le monde avec lui-même …»

Les deux ensembles forment une unité parfaite. Nous retrouvons cette référence en Jean 17 :11. Christ est descendu en laissant sa gloire. Qu’en est-il de nous en retour et notre relation avec lui.

2- Le tombeau (le symbolisme)

C’est la séparation, la solitude, le vide. Le chrétien refuse cette dimension. Mais pour Christ le tombeau était loin d’être synonyme de défaite. En Éph 4 :8-9 il est dit : «Qu’il est monté en ramenant les captifs car il est descendu dans les régions inférieures de la terre…» Le tombeau est le tournant qui nous mène vers la puissance. Le chant nous dit : «Même la mort n’a pu le retenir…» Le verset nous rapporte : «Mort où est ta victoire, mort où est ton aiguillon…» C’est d’ailleurs ce qui donne du proie à notre Évangile. Car dit l’apôtre Paul «Si l’Évangile est voilée, elle l’est pour ceux qui périssent ou qui décident de rester dans la tombe. Sinon, il est une puissance pour le salut de quiconque croit».

Le tombeau n’est donc pas la fin de tout. Au contraire, c’est le début d’une révélation qu’on retrouve chez aucun des prophètes tels que : Mahomet, Boudha, Krisna et tant d’autre car, ils sont restés dans la tombe. Le tombeau est aussi la transition vers la résurrection. Encore là, ce symbolisme qui faisait si peur le déchirement et la séparation est vaincu par Christ lui-même. Aussi il est dit en 1 Tim 4 :16 : «Nous ne devancerons pas ce qui sont morts. Mais le Seigneur lui-même a un signal donné, à la voix d’un archange, au son de la trompette..»

Remarquez ceci que tout est au singulier. Donc si nous n’avons pas une seule oreille spirituelle ou ne parlons pas le même langage, celle de l’Esprit nous ne pourrons certes pas entre le son.

Pour les musiciens, on parle de l’harmonie du son, le contraire est la cacophonie.

L’unité est donc un élément essentiel dans le processus de la croix au tombeau et de celui-ci vers le ciel.

3- Le ciel(le symbolisme)

C’est le lieu du témoignage Jean 20 :17 nous dit : «Ne me touche pas car je ne suis pas encore monté vers mon Père mais va vers mes frères et dit leur que je vais vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.»

L’unité demandée et priée par Jésus en Jean 17 : 22-26 c’est celle avec les frères et sœurs. Il a bien fait notion dans ce même passage de «ne pas les ôter du monde mais de les préserver du monde». Aujourd’hui non seulement nous nous laissons touché après la glorification mais encore nous nous souillons avec les pécheurs. Ainsi nous perdons le témoignage. Le chant se dit ainsi : «Mort avec Christ d’une mort volontaire, je vis au ciel déjà sur cette terre…»

Il y a une dimension d’adoration et de contemplation pour Dieu qui nous empêche de nous attarder à des choses vaines du monde. C’est l’Esprit de Dieu lui-même qui nous conduit vers cette dimension car il connaît le cœur du Père. L’adoration de l’Église de Jésus-Christ monte comme un parfum de bonne odeur. Il a été dit clairement à la femme Samaritaine «Ce n’est plus cette montagne ni à Jérusalem… mais les vrais adorateurs adorerons le Père en Esprit et en vérité».

Vérité qui ne réside en nulle autre part qu’en Jésus-Christ car, la déclaration est formelle : «Je suis le chemin, la vérité et la vie…» Le rendez-vous est donc avec Christ, en lui et par lui. C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui. Sinon pose toi la question à savoir qu’est-ce que je fais ici à cinq heures du matin. Je suis ici pour adorer le ressuscité et toi?

Donc le but est commun, l’appel est commun, l’espérance est commune.