Cela fait toute la différence...
Par Rév. Georges M. Morisset
" Il vint vers son père, et dit : Mon père ! Et Isaac dit : Me voici ! Qui es-tu, mon fils ? Jacob répondit a son père : Je suis Ésaü, ton fils aine ; j'ai fait ce que tu m'as dit. Lève-toi, je te prie, assieds-toi, et mange de mon gibier, afin que ton âme me bénisse. Isaac dit a son fils : Eh quoi! Tu en as déjà trouvé, mon fils! Et Jacob répondit: C'est que l'Éternel, ton Dieu, l'a fait venir devant moi. (v. 18-20) Il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues, comme les mains d'Ésaü, son frère; et il le bénit. (v. 23) " (Genèse 27 : 18, 19-23)
" Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore. (v. 24). Il lui dit: Quel est ton nom? Et il répondit: Jacob. Il dit encore: ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur. Jacob l'interrogea, en disant: Fais-moi je te prie, connaître ton nom. Il répondit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Et il le bénit là. (v. 27-29) " (Genèse 32 : 24, 27-29)
Depuis le début des temps, nous pouvons constater une relation cyclique entre Dieu et son peuple due à la nature pécheresse de celui-ci. En effet, il y a la bénédiction de Dieu, la prospérité du peuple, la rébellion du peuple, la colère de Dieu, le repentance du peuple, le pardon de Dieu et finalement, un esprit de réveil - sa bénédiction….encore ! Jusqu'à nos jours, nous pouvons malheureusement (ou heureusement….) constater qu'il en est toujours ainsi. Mais qu'est-ce qui peut expliquer ce phénomène ? Une des " multiples " raisons est que nous avons oublie comment nous nous appelons ! Oui, oui, vous avez bien lu ! Quel est votre nom ?
En fait, savoir et reconnaître votre identité avec sincérité de cœur devant Dieu vous assurera une bénédiction SANS DETOURS ! Nous avons un parfait exemple de Jacob.
Voici que notre cher ami Jacob, dont le nom veut dire " celui qui prend par le talon, celui qui supplante ", est en recherche de bénédiction. Cependant, il avait un frère, Ésaü le " poilu ", qui par son droit d'aînesse méritait la grande part de la bénédiction paternelle. Comment Jacob peut-il obtenir cette bénédiction tant désirée ? Eh bien, il a opte pour la ruse et le mensonge. Notez premièrement qu'il va vers son père Isaac, déguisé en poils et empresse : " Oui, oui, papa, c'est moi Ésaü, ton aine ; mange ton plat et bénis-moi…vvviiittte ! ". Et Isaac, dans son aveuglement, l'a beni. Mais, attendez un instant, détrompez-vous, cela ne se termine pas comme ça. D'ailleurs, ce n'est que le début de ses malheurs. Suite à cette bénédiction mal acquise, Jacob est en fuite devant un Ésaü en colère et sépare de sa famille. Par la suite, il entre en conflit avec son oncle Laban, travaille sept ans pour une femme qu'il n'aime pas et le double pour finalement avoir celle qu'il aime. Cependant, ce qui est le déroutant dans cette histoire est qu'après toutes ces péripéties, Dieu demande a Jacob de retourner vers sa famille et ultimement, vers son frère qu'il a fui pendant si longtemps
Devant Dieu, nous ne pouvons pas agir ainsi. Pour obtenir " LA GRÂCE QUI VOUS SUFFIT ", il faut que " LA VÉRITÉ SOIR AU FOND DU CŒUR " (Ps 51 v 6). Notre ami Jacob a, tant bien que mal, appris cette leçon. Notez que dans le deuxième exemple, Jacob demeura seul et cette fois-ci, Dieu vint vers lui. Cette rencontre n'était pas hâtive…non, elle dura jusqu'au lever de l'aurore. Cette fois-ci, j'imagine Jacob, qui boite péniblement de la hanche, épuisé par le combat qu'il a eu avec cet homme : " C'est vrai, je suis Jacob, le rusé, le supplanteur…Je le reconnais maintenant. C'est ce que je suis…mais change-moi et bénis-moi, je t'en supplie, de tout façon, je ne te laisserai pas partir, non !!! " Et Dieu lui-même (Pas Isaac !) le bénit la ! Jacob, devenu Israël et, par la suite, réconcilié avec son frère, devint prospère et le Dieu de son grand-père, Abraham et de son père, Isaac, devint maintenant son Dieu…..Alléluia !
Quelle est la leçon à apprendre ici ? Eh bien, depuis plus de 30 ans, Dieu nous amène de gloire en gloire, de victoire en victoire et nous approvisionne en grâce, en force, en puissance et en onction avec les réveils, les jeunes, les chants, les prières, les paroles de connaissance et de prophétie. Dieu nous a dit : " Fortifiez-vous, prenez courage, soyez puissants, ma grâce vous suffit, avancez avec foi et persévérance. " Cependant, cette grâce, cette force et les multiples bénédictions ne vous seront pas données si vous venez devant lui comme un Ésaü, comme celui qui a le droit d'aînesse. Cette démarche fonctionne peut-être avec les hommes mais avec Dieu, il n'y a pas d'ambiguïté, il n'y a pas de déguisement, il n'y a pas de mensonge et surtout, il n'est pas limité dans le temps et n'est pas impressionné par votre droit d'aînesse ; donc, ne soyez pas pressés et n'agissez pas comme si vous êtes celui qui mérite la bénédiction. D'ailleurs, votre attitude déterminera ce que vous recevrez comme part de grâce en cette période d'approvisionnement spirituel : présentez-vous devant Dieu tels que vous êtes, avec honnêteté et humilité, et soyez bénis directement de " Celui qui dispose de toute chose "…ou bien, essayer d'obtenir votre bénédiction ailleurs en utilisant la ruse et la magouille…pour finalement revenir a la case départ. D'après notre ami Jacob, cela fait toute une différence…..
