Le cep et les sarments(Jean 15 : 1-14)
" Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit.
Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.
Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.
Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.
Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.
Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.
Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
C'est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. "
Dans ce passage, nous voyons Jésus se servir de l'allégorie de la vigne pour enseigner une vérité profonde à ces disciples. Nous pouvons aisément identifié trois personnages dans ce discours :
Le Cep (pied de la vigne) qui représente Jésus
Le sarment (Branche de la vigne), c'est nous (ses disciples)
Et le vigneron qui symbolise Dieu
Symbolisme de la vigne
Géographiquement et culturellement, la vigne a une grande importance pour le peuple d'Israël. Le mot " vigne " revient 176 fois dans la bible.
Le prophète dans le livre d'Esaie parle clairement : cette vigne de Dieu, c'est Israël et Juda que Dieu voyait comme plans choisis. (Esaie 5 : 1-7)
" Je chanterai à mon bien-aimé Le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne, Sur un coteau fertile.
Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux; Il bâtit une tour au milieu d'elle, Et il y creusa aussi une cuve. Puis il espéra qu'elle produirait de bons raisins, Mais elle en a produit de mauvais.
Maintenant donc, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, Soyez juges entre moi et ma vigne!
Qu'y avait-il encore à faire à ma vigne, Que je n'aie pas fait pour elle? Pourquoi, quand j'ai espéré qu'elle produirait de bons raisins, En a-t-elle produit de mauvais?
Je vous dirai maintenant Ce que je vais faire à ma vigne. J'en arracherai la haie, pour qu'elle soit broutée; J'en abattrai la clôture, pour qu`elle soit foulée aux pieds.
Je la réduirai en ruine; elle ne sera plus taillée, ni cultivée; Les ronces et les épines y croîtront; Et je donnerai mes ordres aux nuées, Afin qu'elles ne laissent plus tomber la pluie sur elle.
La vigne de l'Éternel des armées, c'est la maison d'Israël, Et les hommes de Juda, c'est le plant qu'il chérissait. Il avait espéré de la droiture, et voici du sang versé! De la justice, et voici des cris de détresse! "
Le psaume 80 est une prière pour la restauration d'Israël. L'image de la vigne plantée par Dieu mais châtiée exprime la gloire, l'épreuve, mais aussi l'espérance du peuple de Dieu en un possible salut.
Christ est le vrai cep, vrai en contraste avec Israël, la vigne de l'Eternel qui n'a pas rempli son rôle.
Jésus porte du fruit en donnant sa vie, suprême preuve d'amour. Il est la vigne et nous sommes les sarments : il est le corps et nous sommes les membres. La vigne véritable c'est Jésus et Il nous dit que son Père est le vigneron.
La taille de la vigne nécessite l'intervention du vigneron, de celui qui connaît la vigne et qui sait comment la tailler. Si nous sommes attaches à Christ, nous devons impérativement produire des fruits. Quand nous sommes en Christ, nos fruits doivent être visible. Ceux qui sont attaches et qui ne portent pas de fruit seront retranches. Et c'est Dieu lui-meme qui va nous retrancher du milieu de son peuple parce que nous devenons un élément nuisible à la croissance des autres branches. Pour le bien être de la vigne et pour que les autres branches puissent produire plus de fruit, Dieu doit couper les branches inutiles.
En étant retranché du cep, nous sommes jetés dehors et nous devenons sèche. Jean 15 :7
Quand une branche commence à produire des fruits, le vigneron (Dieu) attend de cette branche encore plus de fruit. Dieu nous demande de produit non seulement des fruits mais des fruits en abondance. Il va nous émonder pour cela puisse se réaliser. L'émondage consiste à diminuer la taille du sarment afin que le fruit paraisse et vienne à maturité.
Dans toute la bible, le vigneron d'Israël était Dieu. L'image était traditionnelle employée pour traduire l'amour de Dieu pour son peuple. Il taille la vigne, il l'émonde pour qu'elle porte du fruit, pour concentrer la sève. Une vigne qui n'est pas taillée finit par ne plus donner que des feuilles. Quand on taille la vigne, elle pleure. Une sève abondante s'écoule.
Jean-Baptiste disait au sujet de Jésus :"Il faut qu'il croisse et que je diminue"…Jean 3.30
Paul dit :
J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Galates 2.20
Or Jésus dit que c'est sa Parole qui émondé. Donc la parole de Dieu ne devrait pas passer sur nous comme l'eau de pluie qui passe sur une tôle. Elle doit avoir des effets sur nous.
Plus que la vie en demeurant attache a lui.
Nous devons toujours nous demander quel est l'effet que cette parole de Dieu a produit en nous. Car elle est comme une épée et c'est avec cette épée que Dieu peut nous émonder. Il est vrai que ce n'est pas facile de nous laisser émonder, car s'il est facile d'enlever un gourmand d'une branche de caféier, il est difficile d'enlever une habitude qui est presque collée sur notre peau. Surtout que nous aimons dire : " L'habitude est une seconde nature, " donc très difficile de changer. La parole de Dieu peut nous transformer pour que nous produisions encore plus de fruit. C'est la parole qui purifie.
Demeurer en Jésus, a mots couverts mais combien évocateurs et compréhensibles, Jésus parles d'une intimité, d'une relation étroite, d'une communion avec le Père et le Fils comme l'un et l'autre peuvent être unis : " celui qui fait ma volonté demeure en moi comme moi je demeure dans le père " (Jean 14)
Le sarment est par nature attaché, uni, au cep dont il dépend. Jésus utilise cette image pour préciser la nature de notre relation avec lui : une véritable union.
La qualité de notre vie chrétienne dépend de notre union avec Jésus-Christ, le cep de Dieu. Étant dépendants de Christ, nous ne pouvons porter de fruit sans LUI. Jean 15.5
Le sarment fait partie intégrante du cep, il naît de lui et se développe en lui. Il est de la même nature.
Lorsque nous devenons enfants de Dieu, nous devenons une même plante avec le Seigneur Jésus-Christ…Nous sommes greffés en lui, c'est une œuvre spirituelle.
Comme le sarment est naturellement uni au cep dont il fait partie, nous sommes spirituellement unis à Christ, afin de vivre de lui, de sa vie. C'est l'œuvre de Dieu en réponse à notre foi en Christ :
A tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle(la Parole) a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. Jean 1. 12/13
L'union du sarment au cep est naturelle, elle ne dépend pas du sarment. Mais en ce qui nous concerne, notre communion avec Christ dépend en partie de nous.
Nous avons à nous attacher à lui et à demeurer en lui, selon l'instruction du Seigneur :
"Demeurez en communion avec moi, je resterai uni à vous et j'agirai en vous"
Il y a donc au départ une décision de notre part en réponse à l'appel de Christ. Nous devons vouloir porter du fruit. C'est la première condition.
Il y a des personnes qui se contentent d'être sauvées, leur objectif se limite au salut de leur âme et c'est déjà une bonne chose, mais l'évangile ne nous propose pas seulement une assurance tous risques pour la vie éternelle.
Les enseignements du Seigneur sont clairs :
Vivre une vie qui l'honore et glorifie notre Père céleste.
Lui rendre témoignage. Actes 1.8
Faire des disciples. Matthieu 28.19
Servir Dieu et attendre le retour du Seigneur. 1 Thess. 1.9
Sans lui nous ne pouvons rien faire. Jean 15.5
Nos seuls efforts ne sont pas suffisants, nous devons compter sur Jésus, nous appuyer sur lui, nous confier en lui, rechercher la force en lui, car la notre n'est que faiblesse. Le Seigneur seul peut nous communiquer la force dont nous avons besoin.
Oui, celui qui se confie en Christ mène une vie fructueuse, c'est - à - dire que la vie de Christ coule en lui. Quand nous disons que Jésus est notre Sauveur, les autres doivent voir effectivement que nous sommes sauvés, à travers notre comportement.
